Confrontée à l'urgence d'éviter toute rupture de service pour les usagers au seuil de la rentrée scolaire et économique, la collectivité régionale a attribué de nouvelles conventions de délégation d'exploitation.
Le dispositif structure désormais les mobilités autour de quatre bassins géographiques clés :
l'axe central Basse-Terre / Pointe-à-Pitre,
la Grande-Terre,
le Nord Basse-Terre
et la Côte-sous-le-Vent.
Cet investissement, dont le volume global à terme avoisine les 120 millions d'euros afin d'intégrer les charges d'exploitation et le renouvellement des matériels, s’accompagne d’un saut technologique. Des abris-bus connectés dotés d'informations et de géolocalisation en temps réel sont ainsi programmés, avec des installations prioritaires au CHU, à Baimbridge et à Destreland, avant un déploiement massif à l'échelle de l'archipel.
Si le vote a scellé un consensus politique unanime, l'opposition régionale menée par Hilaire Brudey (groupe « Péyi Gwadloup ») a formulé deux réserves structurantes : la nécessité d'un contrôle budgétaire rigoureux face aux risques financiers pour la collectivité, et l’urgence d'instaurer une billettique unique supprimant la rupture tarifaire entre le réseau régional « Kar'iles » et le réseau urbain « Karu'Lis ».
De son côté, le président Ary Chalus a justifié cet effort public massif au nom de la cohésion sociale et de l'accès à l'emploi, tout en exigeant une ponctualité stricte des transporteurs et en reconnaissant que des renforts de lignes restent indispensables dans des secteurs vulnérables tels que Deshaies, Pointe-Noire et Sainte-Rose.
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