Un dispositif légalement encadré, mais trop souvent ignoré
Au cœur des échanges, un constat frappant s'est imposé : bien qu'il s'agisse d'un outil réglementé et rigoureusement encadré par la loi, le « 1 % artistique » demeure très peu connu et trop rarement appliqué sur notre territoire. Ce manque d'appropriation prive régulièrement l'écosystème local de retombées majeures.
Aux côtés de Hugues Rostal (architecte) et d’Hellen Rugard (consultante en ingénierie culturelle), une idée force est ressortie des débats : le 1 % artistique doit cesser d'être perçu comme une contrainte administrative pour devenir un prétexte vertueux. L'enjeu est d'utiliser ce levier pour valoriser nos talents locaux et, plus encore, de développer un véritable « réflexe artistique automatique » dans la conception de tous nos projets d'aménagement et de constructions publiques.
Dépasser le décorum : structurer les Industries Culturelles et Créatives
Pour traduire cette ambition dans les faits, les échanges ont permis d'identifier plusieurs piliers stratégiques :
- Ancrer le réflexe artistique : associer les créateurs, designers, architectes et artisans dès la phase de programmation des grands équipements publics.
- Irriguer l’économie locale : veiller à ce que la commande publique bénéficie directement aux acteurs culturels et aux savoir-faire du pays.
- Décloisonner les compétences : créer des passerelles fluides entre collectivités, maîtres d'ouvrage et créateurs.
- Valoriser le patrimoine vivant : transformer les lieux publics en espaces d'expression, de transmission et d'affirmation identitaire.
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