1. Du « génie capestérien » au décollage des investissements
Interrogé sur le thème de la fête patronale (« Fierté et identité »), Jean-Philippe Courtois a défendu la notion de « génie capestérien », incarnée notamment par les réussites sportives locales (à l'image de Damien Ansel). Après une phase de mandat consacrée à l'assainissement des finances locales sans hausse des impôts, l'édile annonce l'ouverture d'un nouveau cycle résolument tourné vers l'investissement : modernisation des infrastructures sportives et culturelles, amélioration du service public et renforcement du cadre de vie pour « faire décoller cette ville nouvelle ».
2. Rapprochement Chalus-Lurel : « Précipiter la fin d'un troisième »
Sur le terrain politique, la rencontre remarquée entre le président de Région Ary Chalus et l'ancien ministre Victorin Lurel a suscité une réaction incisive de l'invité. Citant un adage politique, il a rappelé que « le consensus découvert entre deux hommes a toujours pour objectif de précipiter la fin d’un troisième ». Refusant d'y voir une démarche guidée par l'intérêt général, il y perçoit plutôt une manœuvre stratégique visant à préparer le retour de Victorin Lurel. Face à ce jeu d'alliances, Jean-Philippe Courtois a renvoyé au verdict des urnes : « Le juge de paix, c’est le Guadeloupéen. »
Concernant la présidentielle et la stratégie du GUSR mené par Guy Losbar, il a précisé qu'une convention militante courant septembre tranchera la ligne du parti, afin d'interpeller les candidats sur le quotidien des Guadeloupéens avant tout soutien officiel.
3. Collectivité unique et ambitions régionales : le refus du surplace
Abordant la question de l'évolution institutionnelle, Jean-Philippe Courtois a fustigé les blocages et les manœuvres consistant à « rejouer le film de 2003 » pour effrayer l'électorat. Soulignant que la Martinique, la Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy avancent vers une plus grande domiciliation du pouvoir, il a déploré que 25 ans après les premiers débats de 2001, la Guadeloupe reste prisonnière de calculs individuels alors même que les décisions parisiennes peinent à répondre aux urgences locales (emploi, sécurité, éducation).
Relancé sur d'éventuelles ambitions pour les régionales face à la majorité actuelle, il a botté en touche : refusant de brûler les étapes, il assure se concentrer exclusivement sur son « contrat moral » avec les Capestériens et ses responsabilités au Département, renvoyant toute décision électorale au moment opportun.
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