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Jean-Philippe Courtois dans 8matin : « Génie capestérien », tacle au duo Chalus-Lurel et appel à la responsabilité statutaire

Par Amadou CLEMENCEPublié le 10 septembre 2026 à 13:17• Mis à jour le 10 septembre 2026 à 13:368MATIN

Invité d’Amadou Clémence dans l’émission matinale 8matin sur MyMediaCaraïbes, le maire de Capesterre-Belle-Eau et premier vice-président du Conseil départemental, Jean-Philippe Courtois, a dressé le bilan de son action municipale avant d'aborder sans détour l'actualité politique guadeloupéenne. Entre le redressement financier de sa commune, son analyse acide du récent rapprochement entre Ary Chalus et Victorin Lurel, le débat sur la collectivité unique et les futures échéances régionales, l'élu du GUSR a livré une parole offensive contre les « petits calculs politiciens ».

1. Du « génie capestérien » au décollage des investissements

Interrogé sur le thème de la fête patronale (« Fierté et identité »), Jean-Philippe Courtois a défendu la notion de « génie capestérien », incarnée notamment par les réussites sportives locales (à l'image de Damien Ansel). Après une phase de mandat consacrée à l'assainissement des finances locales sans hausse des impôts, l'édile annonce l'ouverture d'un nouveau cycle résolument tourné vers l'investissement : modernisation des infrastructures sportives et culturelles, amélioration du service public et renforcement du cadre de vie pour « faire décoller cette ville nouvelle ».

2. Rapprochement Chalus-Lurel : « Précipiter la fin d'un troisième »

Sur le terrain politique, la rencontre remarquée entre le président de Région Ary Chalus et l'ancien ministre Victorin Lurel a suscité une réaction incisive de l'invité. Citant un adage politique, il a rappelé que « le consensus découvert entre deux hommes a toujours pour objectif de précipiter la fin d’un troisième ». Refusant d'y voir une démarche guidée par l'intérêt général, il y perçoit plutôt une manœuvre stratégique visant à préparer le retour de Victorin Lurel. Face à ce jeu d'alliances, Jean-Philippe Courtois a renvoyé au verdict des urnes : « Le juge de paix, c’est le Guadeloupéen. »

Concernant la présidentielle et la stratégie du GUSR mené par Guy Losbar, il a précisé qu'une convention militante courant septembre tranchera la ligne du parti, afin d'interpeller les candidats sur le quotidien des Guadeloupéens avant tout soutien officiel.

3. Collectivité unique et ambitions régionales : le refus du surplace

Abordant la question de l'évolution institutionnelle, Jean-Philippe Courtois a fustigé les blocages et les manœuvres consistant à « rejouer le film de 2003 » pour effrayer l'électorat. Soulignant que la Martinique, la Guyane, Saint-Martin et Saint-Barthélemy avancent vers une plus grande domiciliation du pouvoir, il a déploré que 25 ans après les premiers débats de 2001, la Guadeloupe reste prisonnière de calculs individuels alors même que les décisions parisiennes peinent à répondre aux urgences locales (emploi, sécurité, éducation).

Relancé sur d'éventuelles ambitions pour les régionales face à la majorité actuelle, il a botté en touche : refusant de brûler les étapes, il assure se concentrer exclusivement sur son « contrat moral » avec les Capestériens et ses responsabilités au Département, renvoyant toute décision électorale au moment opportun.

En conclusion :

Jean-Philippe Courtois a conclu son intervention dans *8matin* en souhaitant une bonne rentrée scolaire et professionnelle à tous, tout en appelant à distinguer ceux qui agissent sur le terrain de ceux qui privilégient les calculs partisans. Alors que l'élu refuse de voir rejouer en 2026 le scénario de 2003, le débat est désormais lancé : et pour vous, la Guadeloupe est-elle aujourd’hui prête à un changement de statut ?

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