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Loïc Martol : « Il faut faire la politique avec le fond, pas seulement cocher des cases »

Par La Rédaction MMCPublié le 13 juin 2026 à 21:45• Mis à jour le 13 juin 2026 à 22:20On en parle !
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Invité de l'émission On en parle !, le conseiller régional et municipal de l'opposition à Pointe-à-Pitre, Loïc Martol, dresse un bilan lucide de la situation en Guadeloupe. De son héritage militant aux réalités des urnes, en passant par l'épineux dossier de l'eau et le débat statutaire, il appelle les élus à assumer leurs responsabilités et plaide pour un pragmatisme de terrain loin des simples effets de manche.

Un engagement de terrain avant tout Loin des parcours politiques préfabriqués, Loïc Martol puise sa fibre citoyenne dans un tissu associatif et familial fort. Se définissant aujourd'hui comme un social-démocrate, il milite pour un développement qui allie la force de l'économie à une véritable cohésion sociale et sportive. Interrogé sur les élections municipales de 2026 à Pointe-à-Pitre, il analyse avec recul un résultat décevant, marqué par une faible participation de la jeunesse. Loin d'abandonner, il souligne l'importance de la résilience en politique et la nécessité d'un travail de conviction continu auprès des électeurs.

Crise de l'eau : L'urgence de l'action technique Sur le sujet brûlant de la distribution de l'eau, son constat est sans appel : il faut dépolitiser le débat. Le conseiller régional pointe du doigt les limites structurelles actuelles, estimant que le SMGAG (Syndicat Mixte de Gestion de l'Eau et de l'Assainissement de la Guadeloupe) peine déjà techniquement à absorber 20 à 30 millions d'euros de travaux par an. Pour lui, l'urgence absolue n'est pas uniquement de promettre de nouveaux fonds, mais de s'assurer d'avoir la capacité administrative et opérationnelle de les exécuter.

Évolution institutionnelle : Prudence face à la marche forcée

Concernant le vif débat statutaire et l'hypothèse d'une assemblée unique, Loïc Martol refuse la langue de bois. S'il n'y est pas catégoriquement opposé sur le principe, il met fermement en garde contre un calendrier précipité. En prenant l'exemple de la Martinique voisine, il rappelle que la fusion institutionnelle n'a pas nécessairement généré d'économies de fonctionnement ni réglé les problèmes de doublons. Plutôt que de s'épuiser dans des querelles de statuts complexes, il exhorte la classe dirigeante à exploiter pleinement les nombreuses compétences dont dispose déjà la Guadeloupe.

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En conclusion :

En définitive, faut-il voir en Loïc Martol l'incarnation d'une génération politique voulant imposer la rigueur et l'intérêt général face aux calculs électoraux ? Pour redonner à Pointe-à-Pitre sa superbe ou faire avancer les grands dossiers régionaux, son message peut-il être plus clair : l'heure n'est-elle pas venue de substituer les promesses par l'action concrète, la clarté et une véritable responsabilité collective ?

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