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À la veille du Congrès de l’Eau : Derrière la « détermination sans faille » de Jean-Philippe Courtois, l’épreuve des robinets secs

Par La Rédaction MMCPublié le 21 juin 2026 à 13:47• Mis à jour le 23 juin 2026 à 18:34MMC AU CŒUR
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À la veille du Congrès de l’Eau : Derrière la « détermination sans faille » de Jean-Philippe Courtois, l’épreuve des robinets secs

À quelques jours du Congrès des élus prévu ce mercredi 24 juin 2026, la gestion de l’or bleu en Guadeloupe traverse une zone de fortes turbulences démocratiques. Jean-Philippe Courtois, maire de Capesterre Belle-Eau et vice-président du Conseil départemental, vient de briser le silence à travers une tribune officielle au vitriol. Refusant de dresser un « énième constat », l'élu exige d'acter un tournant immédiat face à une crise structurelle profonde qui « siphonne la dignité » des administrés. Entre promesses de transparence et exigences financières, le ton est donné avant le grand rendez-vous de l'hémicycle.

L’institutionnel face au terrain : le cruel paradoxe de Capesterre Belle-Eau

C’est une prise de parole lourde de sens, publiée par l'édile de la commune qui abrite pourtant la principale usine de distribution d’eau de la Guadeloupe. Jean-Philippe Courtois met en exergue une contradiction insupportable pour la population : le spectacle d'une nature où l'on peut « voir de l’eau partout dans nos rivières » pendant que, dans le même temps, des milliers de foyers guadeloupéens subissent la réalité quotidienne de robinets désespérément secs.

Sur le plan technique et des compétences obligatoires, le maire rappelle les efforts financiers et structurels substantiels déjà consentis à l’échelle locale. Uniquement sur le territoire de Capesterre Belle-Eau, ce sont trois grands réservoirs construits, plus de 25 kilomètres de canalisations rénovées et deux surpresseurs installés. Mais l’élu refuse aujourd'hui de se draper derrière ces indicateurs robustes ou les bilans de fin de mandat alors que le terrain contredit le discours institutionnel. « Le temps des excuses techniques et des querelles de clocher est révolu. Les Guadeloupéens n’attendent plus des explications, ils attendent de l'eau », assène-t-il avec force, renvoyant la responsabilité collective au centre du jeu politique.

Trois impératifs non négociables pour un « Plan Marshall de l’eau »

Affichant une « détermination sans faille », le vice-président de « l'assemblée de toutes les solidarités » refuse que cette crise sociale majeure ne continue de détruire le tissu économique et les familles à petit feu. Pour y faire face, il structure sa vision autour de trois axes cardinaux et non négociables, destinés à mettre sous pression les débats du congrès à venir :

  1. La transparence et l'efficacité de la gouvernance : Stabiliser définitivement les outils de gestion financière et technique. Chaque usager doit savoir précisément où va chaque euro investi et obtenir un calendrier clair de livraison des chantiers prévus dans sa commune.
  2. L'accélération massive des chantiers d'urgence : Moderniser les usines de production, sécuriser l'approvisionnement des zones asphyxiées par les tours d'eau et traquer les fuites de manière chirurgicale. Une urgence absolue de salubrité publique et de relance économique alors que le tissu local tire la langue.
  3. Le bras de fer financier et l'unité de l'État : Condition sine qua non pour sécuriser les financements à la hauteur de ce « plan Marshall de l'eau ». L'élu prévient toutefois que pour être crédibles face aux partenaires nationaux, les institutions locales doivent d'abord faire preuve d'une gestion unie et irréprochable.
« C'est quoi une vie d'homme ? C'est le combat de l'ombre et de la lumière... Je suis du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté. » > — Aimé Césaire (cité par J.-P. Courtois)

En invoquant cette figure littéraire et politique majeure, Jean-Philippe Courtois rappelle une vérité crue : la Guadeloupe ne sera pas jugée sur ses intentions ou ses déclarations de principe, mais sur ses réalisations concrètes. « L'histoire ne nous jugera pas sur nos intentions, elle nous jugera sur nos robinets », martèle-t-il, appelant ses collègues élus à faire bloc pour que cette crise ne soit bientôt plus qu'un lointain souvenir.

Clique ici pour lire la lettre ouverte complète de Jean-Philippe Courtois.

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En conclusion :

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